Casting

Nicolas & Bernadette Quellet

Étudiant & Professeure en maroquinerie

La Fabrique

J’aurais, dans tous les cas, fait un métier manuel...

Remborder, surpiquer, cousu norvégien, estampillage, point sellier, passepoil… Depuis qu’il s’est pris de passion pour le cuir, tous ces termes n’ont plus de secret pour lui. A 19 ans, Nicolas Ponchon a choisi ce métier en rentrant par la grande porte. Il prépare un Bac Pro Métiers du Cuir option Maroquinerie à La Fabrique et fait son apprentissage au sein des célèbres Ateliers Louis Vuitton.

Comment est née votre passion pour le cuir ?

Un peu par hasard. Un jour où je n’avais pas grand-chose à faire, ma mère m’a proposé de travailler sur un bout de cuir pour ranger mon Ipod nano dans une pochette. En fait, j’ai tellement apprécié cette couture main que j’ai voulu en apprendre un peu plus sur ce métier. A ce moment-là, j’étais à la recherche d’une orientation professionnelle, je m’y suis donc intéressé un peu plus. Ma mère avait elle-même suivi des cours de maroquinerie par le passé.

Qu’est-ce qui vous plaît tout particulièrement dans ce métier ?

Si je n’avais pas fait de la maroquinerie, j’aurais, dans tous les cas, fait un métier manuel. J’aime bien le cuir. C’est une belle matière très agréable que l’on peut travailler de multiples façons. La maroquinerie est un secteur qui demande beaucoup de minutie, de précision et qui intègre plusieurs opérations différentes. Une petite erreur peut très vite influer sur le rendu final d’une pièce mais c’est aussi très gratifiant de pouvoir fabriquer un objet et d’en voir le résultat final.

Préparer cette formation en alternance, c’est un plus pour vous ?

C’est très bien. Dans un cursus classique on est tout le temps à l’école et, finalement, on a parfois tendance à s’ennuyer. Tandis que là, on passe deux semaines en entreprise et deux semaines à l’école. Donc on n’a pas vraiment le temps de se relâcher et à chaque fois que l’on revient en entreprise, il faut vite se remettre les choses en tête, reprendre les bons réflexes. C’est toute une gymnastique intellectuelle ! Ce qui est également intéressant aux Ateliers Louis Vuitton, c’est que je vois autre chose que de la maroquinerie traditionnelle pure et dure, de la gainerie ou de la malleterie par exemple…