CCIP-SPORTIFS-SUPDEVENTE-INTERVIEW
Casting

Laure Caron

Ingénieur d'affaires

Sup de Vente

Le sport m’a sauvé la vie...

A travers la web série « Les Sportives », la CCI Paris-Ile-de-France vous plonge au coeur des 18 écoles parisiennes de son réseau. Découvrez les portraits d’étudiantes passionnées de sport qui mènent plusieurs combats de front. Aujourd’hui, le parcours de Laure Caron, ingénieur d’affaires qui achève son cursus à Sup de Vente, pour qui la natation a été un pilier de sa construction personnelle.

Kylian M’Bappé accélère et inscrit une magnifique retournée acrobatique. Séréna Williams lâche un passing-shot magnifique et ne laisse aucune chance à son adversaire. Dans les médias, les athlètes de haut niveau incarnent la performance et l’ensemble des valeurs sportives. Pourtant, l’ultra-majorité des Français ne réaliseront jamais d’exploit retentissant et transpirent tout autant. C’est le cas de Laure Caron. L’ancienne nageuse de 32 ans sait ce que les bassins lui ont apporté. « Depuis que je suis gamine, j’ai toujours fait de la natation, partage-t-elle. J’adorais ça même si je n’ai jamais eu de prétention énorme. J’avais un niveau moyen. A 18 ans, mon implication sportive m’a permis de tenir après le décès de mon père. J’ai deux petits frères et ma mère ne pouvait pas tout assumer. J’ai arrêté les études et ai passé mon brevet d’Etat pour devenir éducatrice sportive. » La jeune femme procure des cours de natation, s’adonne au triathlon et fait la connaissance d’Alain Bernard dont elle rejoint le staff durant des stages estivaux.

 

Un cadre de vie et des objectifs

Laure Caron l’assure, sans la rigueur dévolue à la pratique sportive, elle n’aurait pas tenu le coup. « Le sport m’a sauvé la vie et m’a permis de manger, affirme-t-elle simplement. Cela donne un cadre de vie et des objectifs. Même sans médaille olympique, cela vaut le coup de s’investir. » La transmission de sa passion auprès des jeunes qui suivent ses séances lui offre la possibilité de s’exprimer. « J’espère avoir aidé des enfants qui n’accrochaient pas forcément avec l’école ou en difficulté avec leurs parents. Avec le sport, on apprend à dépasser ses problèmes. Ainsi que la rigueur, le respect des horaires, l’acharnement. »

Même si la natation se révèle souvent être une discipline ingrate. « Dans le bassin, on est seul face à soi-même. Pour enchaîner autant de longueur et s’entraîneur plusieurs heures par jour, il faut être très fort dans sa tête. Si on fait de la course à pied, les paysages changent et on peut communiquer. Dans l’eau, tu es seul dans ta ligne, tu as mal, tu n’entends pas ton entraîneur et tes seules perspectives sont les carreaux du fond de la piscine. »

 

Reprendre les études pour évoluer

Les années passant, Laura Caron comprend que les perspectives d’évolutions sont faibles et décide à 25 ans de reprendre les études. « J’ai réussi à passer un bac S en un mois et demi. Ensuite, j’ai fait une licence, puis une deuxième dans une école de commerce. Là je termine mon master à Sup de Vente qui est spécialisé en management, gestion et vente, que j’ai réalisé en alternance. Ce système me va bien puisqu’il permet de travailler et d’être au contact du terrain. Là encore, le sport m’a aidé à gérer mon stress et à garder mes objectifs bien en tête. »

Passionnée par l’univers du digital, Laure Caron ne compte plus les montres connectées qui garnissent ses placards. « Aujourd’hui, je suis dans le business et le développement. Avec mon conjoint, nous avons crée une start-up qui conçoit les outils qui vont permettre aux entreprises de développer leurs perspectives. Même si j’ai complètement arrêté la compétition, je prends toujours une semaine l’été pour m’investir sur les stages d’Alain Bernard. »

 

Source : Mejdaline Mhiri, Magazine Les Sportives

Retrouvez le magazine sur Facebook