Préparateur en cosmétique ISIPCA
15  Juil. 2020

Quand formation rime avec passion, rencontre avec Carlos, étudiant en parfumerie à ISIPCA

Portrait

Quand on est au milieu des roses, on en prend le parfum

ISIPCA est la grande école du parfum, de la cosmétique et de l’aromatique alimentaire de la CCI Paris Île-de-France. De renommée internationale, elle forme depuis 50 ans des jeunes gens venus du monde entier sur son campus de Versailles.

Nous avons rencontré Carlos Cogneau, 21 ans, passionné par le monde des senteurs et du parfum.

Il partage avec nous son expérience.

Carlos Cogneau - Etudiant à ISIPCA

Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?

C’est sur Internet que j’ai découvert ISIPCA, en recherchant une école après mon baccalauréat. Je me suis ensuite rendu à leur journée portes ouvertes car je voulais échanger avec les professeurs et les étudiants. Le campus d’ISIPCA est très agréable, moderne et équipé des dernières technologies et les rencontrer dans un lieu si particulier m’a séduit.

Aujourd’hui, je suis un ancien étudiant de la formation Préparateur en Parfum, Cosmétique et Arômes, mais également de la formation Assistant(e) Technique des Laboratoires, Parfum, Cosmétique et Arômes, que j’ai suivie ensuite. Et un futur étudiant en option Licence professionnelle Applications, Analyses et Naturalité en Parfumerie et Arômes alimentaires, toujours au sein d’ISIPCA.

Quel est votre projet professionnel à l’issue de vos études ?

J’adore sentir et évaluer ce que je sens, détecter des notes que l’on n’aurait pas distinguées aux première senteurs… C’est surtout dans le domaine de l’évaluation que je souhaiterais évoluer. L’évaluation d’un produit en cours d’évolution, d’une matière première.

Avez-vous déjà une expérience professionnelle ?

J’ai effectué ma première année d’études en apprentissage en tant que préparateur. J’ai aussi effectué un stage dans le cadre de la formation d’assistant technique que je viens de terminer.

J’ai intégré la formation Préparateur après le baccalauréat. C’est une formation très intéressante, notamment quand on ne connaît pas ou encore peu le monde des senteurs. C’est une année de découverte de ce monde si vaste et d’initiation dans les secteurs de la cosmétiques, de la parfumerie et des arômes alimentaires. Pendant cette formation d’un an, on apprend les bases.

Grâce à l’alternance, j’ai pu évoluer en entreprise et je considère que c’est une très bonne chose. J’aime ce proverbe russe qui dit « Quand on est au milieu des roses, on en prend le parfum ». Pour moi, c’est très vrai. Quand on veut apprendre un métier et un savoir-faire, la meilleure façon est d’évoluer au milieu de personnes qui le pratiquent et qui peuvent nous faire bénéficier de leur expérience.

Ça a été une année très courte mais très riche en apprentissages. En entreprise, j’ai été amené à avoir des responsabilités. Ça m’a fait grandir d’appartenir au monde du travail, à une entreprise. J’ai occupé un poste de préparateur, c’est-à-dire la personne qui pèse, qui échantillonne, qui fabrique un produit, que ce soit un produit parfumé, cosmétique ou aromatique, au sein de l’entreprise de création de parfums Firmenich.

Il y a plusieurs avantages dans cette manière d’apprendre. On est à la fois étudiant et salarié. Il n’y a pas de frais de scolarité. Et dès la fin de cette première année, on peut exercer un métier recherché par les entreprises.

Pourtant, vous avez fait le choix de poursuivre vos études.

Oui, j’ai ensuite suivi la formation assistant technique en laboratoire avec dans l’idée ensuite de poursuivre en licence. Elle est composée d’une année à temps plein, suivie d’une seconde année qui débute par en stage de deux à trois mois en milieu professionnel. Il permet de mettre en application les enseignements de la première année.

J’ai eu la chance d’effectuer mon stage dans une petite entreprise, LAbsent, qui se situe à Montmartre, où j’ai pu évoluer aux côtés d’un parfumeur de niche, Nathalie Feisthauer, qui m’a vraiment appris ce savoir-faire particulier. Dans ce laboratoire, j’ai pu vraiment enrichir mon savoir olfactif et découvrir toutes les ficelles du métier de parfumeur, d’évaluateur et de préparateur. J’ai fait de la gestion, du rangement de stock, de la pesée, de l’évaluation sensorielle, de l’analyse, du contrôle qualité… J’ai vraiment touché à tout et c’était vraiment très intéressant.

Aujourd’hui, je pourrais trouver un poste d’assistant technique, avec une composante de contrôle qualité de produit fini, de matière première, d’analyse sensoriale, d’évaluation mais j’ai fait le choix d’intégrer la licence parfums arômes d’ISIPCA.

C’est une école que j’aime beaucoup. Les professeurs sont passionnés. La licence se déroule en partenariat avec l’Université de Versailles. La formation se fait en apprentissage. Je suis en bonne voie de trouver mon contrat, dans le domaine de l’analyse de produits chimiques, de matières premières, du contrôle, des tests de stabilités. Avec un peu plus de responsabilités que dans mes missions précédentes grâce à l’expérience que j’ai acquise.

Au cours de vos études, avez-vous été amené à créer des parfums ?

J’ai fait un stage à Grasse, dans le laboratoire de Galimard où j’ai pu créer mon premier parfum, Citron boisé. Ça a été ma première expérience, aux côtés d’un chimiste qui m’a vraiment beaucoup aidé. Ma deuxième expérience était en tant que préparateur. J’ai présenté un projet qui s’appelait Léonie, pour une marque que j’avais appelée hOZé. Ce qui faisait hOZé Léonie, une personne de caractère et amoureuse. J’ai essayé de lier le côté amoureux, sucré, et le réglisse pour en faire une personne explosive, qui ose être elle-même.

Cette année, j’ai réalisé une concrète, une pâte à base de cire et beurre de karité avec du concentré odorant qui apporte un flux parfumé toute la journée et est idéale pour les personnes allergiques à l’alcool des parfums. J’ai fait le choix d’un parfum très odorant, faisant voyager, par la gourmandise et la richesse des notes orientales. Je l’ai appelé hOZé l’oubli.

Auriez-vous un conseil à donner à un lycéen qui souhaiterait intégrer ISIPCA après le baccalauréat ?

ISIPCA est une école qui apporte énormément d’expérience, qui initie au monde merveilleux des senteurs. C’est vraiment la bonne école pour quelqu’un de passionné. Si vous êtes passionné(e) de cosmétique, on fait des rouges à lèvres, des mascaras, des poudres… Si vous êtes passionné d’aromatique, on fait de l’orange, de la crème glacée à la vanille, de la fraise… On fait du parfum… On travaille sur des projets motivants. On acquière vraiment énormément de connaissances au sein de cette école.

Il n’y a pas de profil type d’étudiant. C’est la passion, la motivation, l’envie, la curiosité qui nous guident.

Je suis très content d’être étudiant à l’ISIPCA et d’avoir fait cette interview. J’espère avoir donné l’envie à des jeunes qui souhaitent rejoindre l’école mais qui n’osent pas, de sauter le pas et leur avoir donné la motivation pour le faire.

 

Orientation
Il reste des places à ISIPCA au sein des formations
Préparateur en Parfum, Cosmétique et Arômes (hors Parcoursup)

et
Assistant(e) Technique des Laboratoires, Parfum, Cosmétique et Arômes
NOUVEAUTÉ : les étudiants intégrant cette formation à la rentrée 2020 auront la possibilité de l’effectuer en temps plein ou en apprentissage ! 

Crédit photo illustration de l’article : Aurélia Blanc / CCI Paris Île-de-France